De l’anxiété à la sérénité

De l’anxiété à la sérénité

«Quand la conscience humaine frémit sous le coup de l’angoisse, elle produit des mouvements d’une magnifique témérité.»
  Geneviève de la Tour Fondue.

Qu’elle soit pandémique, écologique, économique, personnelle… l’anxiété nous guette et se répand comme un brouillard insidieux au fond de nous et dans toutes les couches de la société.
Pourtant, au-delà de cette inquiétude lancinante existe à l’intérieur de nous et autour de nous une force tranquille et permanente.

Comment y accéder ?

La nature apaisante

Nous venons de la nature, elle est en nous.  Renouer avec elle, retrouver notre lien d’appartenance initial nous calme, nous renforce, nous rétablit.
Mue par une force originelle silencieuse, elle nous introduit dans un vaste espace de calme intérieur.
Plus l’expérience du silence est dense, plus l’apaisement est profond.

La force de l’appui

Dès qu’il naît, l’être humain a un besoin vital de protection et de sécurité.
Dans notre monde instable et inquiet dont l’avenir est incertain, nous recherchons sans cesse des assurances extérieures pour nous rassurer.
S’appuyer sur un élément stable, immobile, solide redonne l’équilibre.
Malgré les chocs d’un relief accidenté, la fourche  résistante d’un VTT permet à la roue de tourner. Sa mise en mouvement s’appuie sur l’immobilité de cet axe stable.
De même, l’encoche solide fixée au sol d’un saut à la perche prépare l’élan du dépassement.

Un appui permanent

A l’intérieur de nous existe une couche solide et paisible, toujours présente et sans cesse à l’œuvre.
Nous pouvons y accéder en nous ménageant des espaces de silence et de tranquillité.
Dans le tumulte de nos vies, dégager des moments d’arrêt, de pause, d’écoute, de perception… nous permet de nous retrouver et de nous recentrer sur l’essentiel.
Comme un sous-marin, descendre en soi au plus profond et y demeurer le temps qu’il faut.
«Il est en toi une tranquillité, un sanctuaire où tu peux te retirer en tout temps et être toi-même.»
    Siddharta Herman Hesse

Le corps refuge

Quelle que soit la crise, notre corps existe, résiste et continue de vivre.
Garant de notre être, il est détenteur d’une quiétude silencieuse  que rien ne peut troubler.
Où trouver dans le corps une structure stable, solide sur laquelle s’appuyer ?
La sensation de notre constitution osseuse nous y conduit :
     - ressentir le corps osseux, sa masse robuste, son épaisseur consistante, sa lourdeur imposante protège, calme, rassure
     - respirer dans l’os  nous fait découvrir notre structure-source, comme un rocher inébranlable dans la tempête.
   «C’est la prise de conscience de mon squelette qui m’a permise de sentir une charpente sur laquelle m’appuyer. »Anouk
    Une autre expérience : «En pleine angoisse, ne perds jamais l’espoir, car la moelle la plus exquise est dans l’os le plus dur.»De Hafiz

La sécurité du groupe

Etre relié à un groupe d’appartenance, à la sécurité rassurante, apaise,  recharge, détend.
Un groupe ouvert  fondé sur des valeurs, tissé par des convictions de respect, d’unité dans la diversité, d’intériorité, d’engagements et de solidarité…
L’énergie circulaire du groupe remet en mouvement l’angoisse figée et la transforme en actions d’audaces et de nouveautés.

Un piège anxiogène : le catastrophisme

Le catastrophisme est une façon imaginaire de vivre une période de crise avec la conviction qu’elle se terminera inévitablement par une catastrophe.
En réalité, c’est une possibilité parmi d’autres.
Dramatisée, cette attitude nous coupe de nos ressources et nous fait glisser sournoisement vers l’immobilisme,  voire le désespoir.
Elle est souvent générée par une profonde insécurité liée à son histoire personnelle.

De l’effondrement au surgissement

 Dans les périodes troublées, nous avons besoin de nous raccrocher à des certitudes, quelquefois illusoires.
   L’effondrement, un paradoxe à décoder.
   L’écroulement, même généralisé, contient en germe des potentialités insoupçonnées, souvent masquées.
   De façon étonnante, le cœur du cyclone reste immobile.
   Très médiatisé, le terme « apocalypse », par son étymologie latine et grecque signifie : révélation, découverte de ce qui est caché, d’un voile qui s’est levé.
   Derrière le voile de l’angoisse, se dissimule une force inaltérable de sécurité et de créativité toujours présente.

L’anxiété : degrés de gravité

    Le mal être psychologique de l’inquiétude se manifeste par des symptômes psychocorporels variés.
    On peut observer des troubles de l’humeur, de l’irritabilité, de la fatigue, une mauvaise concentration, un état dépressif, une perte de confiance en soi, d'estime de soi, voire de désespoir …
    Il y a trois degrés de gravité :
      - les troubles légers : ponctuels, occasionnels …
      - les troubles structurés : profonds, répétitifs, obsessionnels …
      - les troubles structurés et fixés : ils sont permanents, non gérés ni maîtrisés.
    En fonction de leur intensité, ils nécessitent l’accompagnement d’un professionnel de la santé.

Maintenant, il est temps

   Reconquise progressivement, notre sérénité retrouvée est une source, un trésor à protéger.
   Intériorisée, elle est un levier puissant d’apaisement et un formidable potentiel de changement.
   Elle exige notre vigilance et notre responsabilité pour ne pas nous faire emporter.

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