Le corps thérapeute

Il existe une interaction constante entre le corps et l’esprit.

Nos émotions, nos croyances, nos pensées, notre imaginaire influencent notre corps et parfois le perturbent par l’expression de somatisations.

De même, un esprit apaisé influence notre corps et le stimule.

Mais de quel corps parlons-nous ?

Si notre approche donne au corps une place centrale, elle est d’abord orientée vers le corps intérieur.

On y accède par l’écoute attentive de nos sensations et de nos émotions, comme en méditation.

Par cette conscience corporelle profonde, notre corps peut devenir notre meilleur thérapeute.

Être appliqué et à l’écoute de nous-même, constitue progressivement une voie royale de libération.

L’écoute de nos sensations intérieures et de nos sensations émotionnelles sera privilégiée.

Régulation énergétique et psychique

Selon les cas, les personnes blessées psychiquement sont en stase (blocage) ou en tension énergétique.

Par un toucher accueillant et bienveillant, ces excès peuvent être réajustés dans le corps, et simultanément dans l’esprit.

Nous rendons cette énergie fonctionnelle de façon naturelle.

Le corps comme refuge

Lorsque nos émotions s’emballent, notre cerveau a besoin de stabilité intérieure et d’un appui solide.

Notre charpente osseuse, notre squelette est ce qu’il y a de plus solide en nous.

Il constitue notre sécurité première, comme la roche en bordure de mer.

Il va servir de tiers entre nous et notre souffrance.

Une fois que le cerveau expérimente cette base solide, il lâche la fixation mentale et les débordements émotionnels.

Il y a décrue émotionnelle, ou éveil énergétique.

Le corps, écrin de notre partie intacte

Il y a une limite à notre souffrance, même si nos émotions et notre imaginaire l’ignorent.

Par la conscience corporelle profonde du corps, nous pouvons accéder à cette partie pure et cristalline dissimulée à l’intérieur de nous.

Alors que les mémoires douloureuses s’installent dans les muscles, les cartilages et les tissus, elles n’atteignent pas une couche subtile enfouie dans la profondeur de l’os.

C’est dans cette couche que la Force Primordiale (que Wilhelm Reich nomme bouillonnement de vie) est très concentrée.

Le plus souvent, nous en sommes éloignés ou coupés.

Notre corps connaît l’issue

Parfois la souffrance nous égare, nous perd. Nous sommes emprisonnés, sans direction de vie. Notre couche intacte est inaccessible.

La souffrance reste mystérieuse et pourtant, paradoxalement, elle peut contenir un message au sens énigmatique dissimulé au plus profond. Elle peut être envisagée comme un rébus à décoder.

Par l’écoute intérieure du corps et ses réactions, les choses vont progressivement s’ordonner, faire sens.

À partir du corps, l’issue va se dégager.

Au final, c’est souvent le corps qui sait et qui conduit.

Le corps favorise le changement

Quand on touche le corps et en particulier l’os profond, l’énergie dérange les structures défensives installées qui freinent l’énergie vitale.

Si elles se présentent, elles sont prises en compte, ajustées.

Une fois intégrés dans le corps, les changements vont se manifester dans la vie concrète.

 

Le corps thérapeute est un allié de choix pour notre évolution et notre possible guérison.

Son apport peut enrichir d’autres démarches thérapeutiques dans lesquelles les personnes sont déjà engagées.